« L’éphémère est une mémoire d’autant plus précieuse qu’elle est involontaire. 1»
Les ephemera sont des documents imprimés qui ne sont pas destinés à survivre dans le temps. Ce sont par exemple des dépliants publicitaires, des cartes postales, ou des menus de mariage. Jugés jetables et dénués d’une dimension artistique au moment de leur création, les ephemera ont avec le temps pris un rôle tout autre, celui de reflet accidentel de leur époque et de ses pratiques.

Dans cette même lignée, je souhaite me pencher sur la pop culture (essentiellement les jeux vidéo et l’animation japonaise, plus rarement quelques films et séries) pour produire des analyses littéraires et politiques, analyser ce que ces œuvres disent du monde et de nous. Comme les documents éphémères avant eux, la pop culture est souvent conçue pour produire un divertissement passager sans avoir forcément conscience de véhiculer des valeurs alors qu’elle est un inestimable témoin de notre époque.

Et comme beaucoup d’ephemera ont été perdus, emportés par le temps, j’aimerais également me concentrer autant que possible sur des œuvres peu connues, même si je ferais forcément des écarts pour suivre mes goûts personnels et éclectiques.

Occasionnellement, je compilerais certains de mes articles sous forme de dossiers thématiques, d’ouvrages de papier qui pourront rejoindre vos bibliothèque pour peu le sujet vous intéresse. La boucle sera donc bouclée : l’analyse elle-même devenue un document imprimé transitoire à son tour.
Olivier Belin et Florence Ferran : Les éphémères, un continent à explorer (2016)